Immersion

 
 
 
 
 
 
 
                                           maurice_ravel
 
 
                                           Maurice Ravel (1875-1937)
 
 
 
 
 
Adagio assai*… c’est ainsi
que l’on baptise
 
cette chevauchée lente,
claire,
légère,
 
ce mouvement mélancolique
qui progresse,
                       évolue,
                               par vagues
                                                de piano rêveur,
 
cette onde sonore
qui étale
sa brillance arpégée
sur des parallèles d’infinis
 
               entre lesquelles
               j’aime à me glisser,
               jusqu’à savoir
 
m’y sentir quelquefois comme un poisson dans l’art.
 
 
 
* du concerto en sol majeur de Monsieur Ravel.
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A propos Morgan Riet

Né en 1974 à Bayeux dans le Calvados. Y réside toujours. Ecrit parfois. Textes publiés dans les revues suivantes : Décharge, Comme en poésie, Cairns, Ecrit(s) du Nord, Recours au poème, Créatures, Gros Textes, Friches, L'Autobus, Traction-brabant, Microbe, Poésie première, Florilège, Le Capital des mots, Francopolis, Mauvaise graine, Poésie/Seine, les Nouveaux cahiers de l'Adour, Inédit Nouveau, les Tas de mots, Libelle, Ce qui reste, les Amis de Thalie, 17 secondes, l'Herbe folle, les Cahiers de poésie, les Cahiers de la rue Ventura, Verso et Paysages écrits *** Recueils et plaquettes : "Lieu cherché, chemins battus" (éd. Clapàs - 2007), "En pays disparate" (même éditeur - 2010)," Midi juste environ" (auto-édition - 2011), Du côté de Vésanie, illustré par Matt Mahlen (éd. Gros textes - 2012), ça brûle (-36° édition - 2012), "Quelque chose", photos de David Lemaresquier (éd. Les Tas de mots - 2013), "Vu de l'intérieur" , illustré par Hervé Gouzerh (éd. Donner à voir - 2013), "A fleur de poème", illustré par Matt Mahlen (même éditeur - 2016), "Sous la cognée" (éd. Voix tissées - 2017) *** Ouvrages collectifs : "Visages de poésie" - tome 6 - de Jacques Basse (éd. Rafael de Surtis - 2012), "L'insurrection poétique" - collection Po&vie (éd. Corps Puce - 2015), "Perrin Langda & compagnie (Mgv2>publishing - 2015), "Arbre(s)" (éd. Donner à Voir - 2016), "Dehors, recueil sans abri" (éd. Janus -2016)
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14 commentaires pour Immersion

  1. Jean-Claude dit :

    Joli texte pour un moment fort agréable

  2. mu dit :

    Ce que j’apprécie par-dsessus tout dans les poèmes c’est la chute, cette conclusion exquise qui cloue sur place ! Une belle chute c’est comme une mouche près d’une bouche : le détail qui attire l’oeil et fait le charme
    alors j’adore ce poisson dans l’art
    Bonne soirée à toi

  3. Danyel dit :

    J’aime aussi les adagios tout en douceur. Amitié. Danyel

  4. daniele dit :

     tres joli comme toujours j adore , celui-ci me laisse reveuse , merci kiss

  5. Marie dit :

    Ah, que j’aime ce poisson dans l’art ! Bien sûr, ai un peu de mal à me l’imaginer….sans sourire..:-))
    Je t’embrasse
    Marie

  6. B dit :

    Agréables lecture et écoute matinales… Oui… Qui laissent rêveur.
    Bonne journée, Morgan.

  7. Ganzer dit :

    A la surface de tes mots …. se laisser porter….

  8. plume dit :

    Le piano est rêveur et le flûte vient le chercher  … c’est un moment délicieux Morgan , le poisson dans l’art fait des merveilles ! 

  9. Luce dit :

    Le piano… une tendresse dont le coeur ne se lasse…
    dasn lequel l’intant parait serein et délicieux….
    Apaisant…
    Merci

  10. Pascal dit :

    Le poisson dans l’art, c’est pas plutôt la truite de Schubert…. Amitiés

  11. Pierre dit :

     
     Bonsoir Morgan,
     
     J’apprécie cette vague poétique et je suis les autres commentaires sur l’exquise chute! ( je ne l’ai avais pas lus avant ! )
     
    Très bonne soirée,
     
    Pierre
     

  12. juliana dit :

    Harmonie, est le mot!Merci!Juliana.

  13. Michel dit :

    Je vois que le "poisson dans l’art" a fait merveille ! M’étonne pas ! :-))
    Et le poison dans l’lard, alors ?
    ça fait plaisir de repasser te lire…

  14. Muriel dit :

    Quand j’étais petite et que je jouais du piano, je m’envolais de note en note et cela me semblait facile…
    Les vagues d’émotion affleurent à l’aube des mots du poète et du musicien…
    Passage de Mourka

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