Léger

 
 
 
 
                                        pour mon fils, Elliot.
 
 
 
 
Léger,
léger comme
bouchon en liège,
ballon gonflé à l’hélium,
bateau en papier brassant l’air
de rien,
 
léger,
léger comme
un rire géant
qui grimpe en flèche
à l’échelle
1/100ème
de cette Majorette
que tu pilotes comme un chef
entre tes doigts.
 
Profond,
profond comme
on peut tellement l’être
lorsque les mots s’écrient
en soi,
le coeur léger
de tant d’amour qui le leste.
 
 
 
 
 
                                                        Le 20 janvier 2010. 
 
 
 
 
 
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A propos Morgan Riet

Né en 1974 à Bayeux dans le Calvados. Y réside toujours. Ecrit parfois. Textes publiés dans les revues suivantes : Décharge, Comme en poésie, Cairns, Ecrit(s) du Nord, Recours au poème, Créatures, Gros Textes, Friches, L'Autobus, Traction-brabant, Microbe, Florilège, Le Capital des mots, Francopolis, Mauvaise graine, Poésie/Seine, les Nouveaux cahiers de l'Adour, Inédit Nouveau, les Tas de mots, Libelle, Ce qui reste, les Amis de Thalie, 17 secondes, les Cahiers de poésie, les Cahiers de la rue Ventura, Verso et Paysages écrits *** Recueils et plaquettes : "Lieu cherché, chemins battus" (éd. Clapàs - 2007), "En pays disparate" (même éditeur - 2010)," Midi juste environ" (auto-édition - 2011), Du côté de Vésanie, illustré par Matt Mahlen (éd. Gros textes - 2012), ça brûle (-36° édition - 2012), "Quelque chose", photos de David Lemaresquier (éd. Les Tas de mots - 2013), "Vu de l'intérieur" , illustré par Hervé Gouzerh (éd. Donner à voir - 2013), "A fleur de poème", illustré par Matt Mahlen (même éditeur - 2016) *** Ouvrages collectifs : "Visages de poésie" - tome 6 - de Jacques Basse (éd. Rafael de Surtis - 2012), "L'insurrection poétique" - collection Po&vie (éd. Corps Puce - 2015), "Perrin Langda & compagnie (Mgv2>publishing - 2015), "Arbre(s)" (éd. Donner à Voir - 2016), "Dehors, recueil sans abri" (éd. Janus -2016)
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11 commentaires pour Léger

  1. Pierre dit :

    Bonsoir Morgan, Belle envolée pour ton fils ! De l’aérien, mais du solide !Très bonne soirée l’ami ! Pierre

  2. Jean-Claude dit :

    En effet plein d’amour et de fiertéAmical mian

  3. Michel dit :

    Et lorsque j’observe ton texte, c’est presque un calligramme en forme de flêche ! 🙂

  4. Michel dit :

    ou de fusée à plusieurs étages…

  5. Morgan dit :

    Bien vu, bien visé, Michel ! Il est clair que ça va dans le sens du poème ! C’est quand même étrange, l’écriture… Au départ, j’avais pour projet d’écrire un poéme autour de ce que mon père avait dit à mon sujet lors d’une conversation – gamin, j’avais toujours l’oreille à l’affût – avec je ne sais plus trop qui (sans doute un oncle): " Oh ! je ne me fais pas trop de soucis pour Morgan ! Lui, il n’est pas comme moi, et tant mieux ! En effet, il prend tout à la rigolade, à la légère." ( ce n’est pas à la lettre, mais l’esprit est bien là)Il ne se trompait, je pense, qu’à moitié. En même temps, j’avais une phrase qui me taraudait l’esprit, depuis un moment, et qui pouvait très bien coller à l’idée de base. La voici : "Jamais je ne suis aussi profond que lorsque j’écris léger". Auour de cette séquence, j’ai commencé à broder, mais ça ne fonctionnait pas. Je n’arrivais pas à dire. Je ne trouvais pas le bon angle d’attaque. Finalement, j’ai résolu ce probléme – qui n’en est pas un ! – en fixant mon objectif sur l’instant présent, et l’avenir (flèche ascendante) qui me porte.

  6. Babel dit :

    une flèche qui a comme cible la légèreté et qui atteint le coeur des choses.. j’aime bien ! je me ferais bien archer, moi.. 😉

  7. Philippe dit :

    attention au décollage tout de même!a+

  8. Michel dit :

    Je me souviens du 1er calligramme que j’écrivis : ce fut par hasard… si toutefois l’on croit au hasard en matière d’écriture ! ;-)Il y a mm le lest que tu lâches en dernière phrase pour laisser s’élever l’aérostat. Je ne me sens pas dans l’appréciation de ce texte, mais dans son observation, dans son imprégnation…

  9. Pascal dit :

    Ou un sapin de Noël. Ca collerait avec le jeu de l’enfant…

  10. Morgan dit :

    Pourquoi pas, Pascal ! En tout cas, ça me va aussi !… toutefois, il manque quand même les boules !…

  11. juliana dit :

    Que j’aime le dernier paragraphe…! Il traduit ce que , souvent,l’on ne sait dire.

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