Françoise Coulmin

 

 

 

 

 

 

 

Guérir d’enfance  – préface Werner Lambersy – 66p – 10,50 € – éditions L’Harmattan

 

Quelques extraits :

Aux froids des pluies, aux gels d’hiver,
quelques feuillets coincés,
déchiquetés
ont perdu tous leurs signes.

Y avait-il la mer ?
Y avait-il du ciel au-dessus des ramures ?
Y avait-il seulement
ce jardin des enfances ?

*

Permettre le confus. L’effervescence créatrice naît de l’ordonnancement du désordre. La poésie n’a pas besoin d’extravagance, ni de l’extase, lui suffit l’anxiété de la mort.

*

Applaudissant aux zébrures
de l’orage,
démiurge des séismes,
tu crois
que des bruits surpuissants
peuvent suffire
à éventrer la terre,
à déplacer les îles.

*

Et ces marches en forêt.

Huttes nomades,
univers fabuleux,
mais terreur
de ces dévoreurs de princesses,
des bruits ensorcelés
près des palais d’épines.

*

Soif. Soif.
On n’est pas mortel à 16 ans. Rester calme. Le difficile sera de ne pas faire trop tôt, trop vite. Foudroiement, basculement, interruption, risque, danger.
Oublier, regarder au loin, ailleurs.

 

Françoise, déjà présente sur mes chemins, mais également ici,  ou ailleurs sur la toile, vient tout récemment d’être récompensée du Prix international de poésie 2012, Antonio Vicarro, pour l’ensemble de son oeuvre.

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A propos Morgan Riet

Né en 1974 à Bayeux dans le Calvados. Y réside toujours. Ecrit parfois. Textes publiés dans les revues suivantes : Décharge, Comme en poésie, Cairns, Ecrit(s) du Nord, Recours au poème, Créatures, Gros Textes, Friches, L'Autobus, Traction-brabant, Microbe, Florilège, Le Capital des mots, Francopolis, Mauvaise graine, Poésie/Seine, les Nouveaux cahiers de l'Adour, Inédit Nouveau, les Tas de mots, Libelle, Ce qui reste, les Amis de Thalie, 17 secondes, les Cahiers de poésie, les Cahiers de la rue Ventura, Verso et Paysages écrits *** Recueils et plaquettes : "Lieu cherché, chemins battus" (éd. Clapàs - 2007), "En pays disparate" (même éditeur - 2010)," Midi juste environ" (auto-édition - 2011), Du côté de Vésanie, illustré par Matt Mahlen (éd. Gros textes - 2012), ça brûle (-36° édition - 2012), "Quelque chose", photos de David Lemaresquier (éd. Les Tas de mots - 2013), "Vu de l'intérieur" , illustré par Hervé Gouzerh (éd. Donner à voir - 2013), "A fleur de poème", illustré par Matt Mahlen (même éditeur - 2016) *** Ouvrages collectifs : "Visages de poésie" - tome 6 - de Jacques Basse (éd. Rafael de Surtis - 2012), "L'insurrection poétique" - collection Po&vie (éd. Corps Puce - 2015), "Perrin Langda & compagnie (Mgv2>publishing - 2015), "Arbre(s)" (éd. Donner à Voir - 2016), "Dehors, recueil sans abri" (éd. Janus -2016)
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2 commentaires pour Françoise Coulmin

  1. Topa dit :

    Très heureux pour Françoise de ce prix prestigieux !…

  2. Morgan Riet dit :

    Oui, ses mots le méritent ! (je t’y verrais bien aussi, J.C)

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